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Acide hyaluronique injecté dans le vagin à la ménopause : étude pilote sans groupe contrôle, résultats à 1 mois

Short-term outcomes using of hyaluronic acid injection for genitourinary syndrome of menopause: a pilot study

Auteurs
Leylek O, Peker BH, Bahat PY, Peker H, Demircivi E, et al.
Source
The Journal of Sexual Medicine, 23(10),
Type d'étude
Étude pilote prospective multicentrique à bras unique, sans groupe contrôle ni simulation (NCT05559996) · 42 femmes ménopausées de 45 à 65 ans avec syndrome génito-urinaire de la ménopause (VHI ≤ 15) analysées sur 58 incluses
Niveau de preuve
Niveau 4 — Série de cas, étude pilote, avis d'experts
Référence
DOI 10.1093/jsxmed/qdag293(nouvel onglet)

En bref

Après la ménopause, la muqueuse du vagin peut s'affiner, avec sécheresse et douleurs pendant les rapports (syndrome génito-urinaire de la ménopause). Une équipe a injecté en une séance dans le vagin un gel d'acide hyaluronique (substance qui retient l'eau) chez 58 femmes ; 42 ont été réévaluées un mois plus tard. Les scores de santé vaginale, de douleur et de vie sexuelle s'étaient améliorés, et les prélèvements (biopsies) montraient une muqueuse plus épaisse. Mais il n'y avait ni groupe de comparaison ni injection factice : un effet placebo ne peut pas être exclu. Plus d'une femme sur quatre n'a pas été revue, le suivi n'a duré qu'un mois et les effets indésirables ne sont pas rapportés : ni l'efficacité ni la sécurité de ce geste ne sont établies.

Analyse pour les professionnels

Étude pilote prospective multicentrique à bras unique : 58 femmes ménopausées (45-65 ans, VHI ≤ 15) incluses, 42 analysées (16 sans biopsie de contrôle). Injection intravaginale à la canule de 2 mL d'acide hyaluronique réticulé multifractionné ; biopsies vaginales avant et environ 1 mois après. Âge moyen 52,14 ± 4,94 ans. À 1 mois : VHI 10,38 ± 2,09 → 18,71 ± 2,37 ; EVA 5,33 ± 4,17 → 1,47 ± 1,96 ; FSFI 16,05 ± 6,00 → 27,82 ± 4,09 ; épaisseur épithéliale 279,47 ± 91,84 → 349,41 ± 100,86 µm ; densité capillaire 20,45 ± 4,71 → 26,85 ± 5,36 (P = .0001 pour chacun). Histologie après traitement : glycogénisation 54,8 %, néocollagénèse 95,2 %. Sécheresse et dyspareunie rapportées par 83,3 % des femmes avant, 0 % après. Aucun événement indésirable n'est rapporté, alors que les auteurs qualifient la technique de sûre. Ils jugent les résultats préliminaires et demandent des essais randomisés contre simulation avec un suivi plus long.

Points clés

  • Amélioration des scores de santé vaginale, de douleur et de fonction sexuelle un mois après une injection unique.
  • Épaississement de l'épithélium vaginal sur les biopsies de contrôle.
  • Sans groupe contrôle ni simulation, un effet placebo ou d'attente ne peut pas être exclu ; suivi d'un mois seulement.
  • Tolérance non documentée : la sécurité n'est pas établie par cette étude.

Limites

Bras unique sans groupe contrôle, sans simulation ni randomisation ; petit effectif ; 16 perdues de vue sur 58 (27,6 %), attribuées par les auteurs aux restrictions liées au Covid-19, sans exclure qu'il s'agisse surtout de patientes insatisfaites ; suivi d'un mois ; événements indésirables non rapportés ; pas de comparaison avec les traitements établis (œstrogènes locaux, hydratants).

Financement et liens d'intérêts des auteurs

Aucun financement ni conflit d'intérêts déclaré. Le premier auteur est affilié à une clinique de médecine intime (Istanbul Intimate Clinic) ; le produit injecté est un dispositif médical commercial nommé dans l'article.

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