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Lichen scléreux vulvaire : résultats à un an d'un laser non ablatif Nd:YAG/Er:YAG

One-year outcome after laser treatment of vulvar lichen sclerosus: a prospective observational trial

Auteurs
Gamper M, Zivanovic I, Bischofberger H, Viereck V.
Source
Archives of Gynecology and Obstetrics,
Type d'étude
Suivi observationnel prospectif (6 à 12 mois) d'un essai randomisé laser vs corticoïde local, avec cross-over · 66 femmes (44 laser, 22 corticoïde), monocentrique
Niveau de preuve
Niveau 3 — Étude cas-témoins, cohorte rétrospective ou essai non randomisé
Référence
DOI 10.1007/s00404-026-08510-3(nouvel onglet)

En bref

Le lichen scléreux est une maladie inflammatoire chronique de la vulve, qui provoque démangeaisons, douleurs et parfois des modifications de l'anatomie. Le traitement de référence reste une crème à la cortisone très puissante. Cette équipe suisse a suivi pendant un an des femmes traitées par un laser non ablatif : les trois quarts n'ont eu besoin d'aucun autre traitement entre 6 et 12 mois, et les séances étaient presque toujours indolores. C'est encourageant, mais l'étude est petite, menée dans un seul centre, et ne remplace pas le traitement de référence ni la surveillance médicale, indispensable dans cette maladie.

Analyse pour les professionnels

Suivi prospectif à 12 mois d'un essai randomisé comparant un laser non ablatif dual Nd:YAG/Er:YAG (4 séances sur 4 mois) à une corticothérapie locale dans le lichen scléreux vulvaire. Dans le bras laser, 34 patientes sur 44 (77 %) n'ont nécessité aucun traitement complémentaire entre 6 et 12 mois ; le score clinique total s'améliore encore de −0,35 ± 0,60 (IC 95 % −0,56 à −0,14 ; p = 0,004). Parmi les patientes du bras corticoïde, 20 sur 22 (91 %) ont basculé vers le laser (3 séances entre M8 et M10), avec une amélioration de −1,50 ± 0,83 (IC 95 % −1,89 à −1,11 ; p < 0,001), surtout par réduction de l'atrophie ; l'amélioration perçue par les patientes (PGI-I) du bras corticoïde passe de 45 à 77 % (p = 0,008). À 12 mois, les résultats sont comparables entre groupes ; 59 séances sur 60 indolores, aucun événement indésirable.

Points clés

  • 77 % des patientes du bras laser sans traitement additionnel entre 6 et 12 mois.
  • Amélioration marquée après cross-over chez les patientes prétraitées par corticoïde.
  • Bonne tolérance : 59 séances sur 60 indolores, aucun événement indésirable.
  • Ne remet pas en cause la corticothérapie locale comme traitement de première ligne ni la surveillance carcinologique.

Limites

Petit effectif, monocentrique, phase observationnelle non randomisée, biais de sélection possible vers une technique nouvelle. Le dispositif d'un fabricant identifié est utilisé ; aucune déclaration de financement n'apparaît dans la source consultée.

Financement et liens d'intérêts des auteurs

Non précisés dans la source consultée.

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