Laser, radiofréquence ou promestriène contre le syndrome génito-urinaire de la ménopause après un cancer du sein : essai randomisé
Laser, radiofrequency, and promestriene in the treatment of genitourinary syndrome of menopause in breast cancer survivors: randomized clinical trial
En bref
Après un cancer du sein, beaucoup de femmes souffrent de sécheresse vaginale, de douleurs pendant les rapports ou de gênes urinaires, et les traitements hormonaux sont souvent évités. Cette équipe brésilienne a comparé trois options : le laser CO2, la radiofréquence et une crème à base de promestriène (un œstrogène local). Les trois ont amélioré les symptômes et la vie sexuelle ; le laser et la radiofréquence ont aussi réduit les gênes urinaires, avec un effet encore présent à 10 mois. Mais l'étude est petite et ne compare pas à un traitement simulé : elle ne permet pas de dire que ces techniques font mieux qu'un placebo.
Analyse pour les professionnels
Essai randomisé brésilien à trois bras chez des survivantes de cancer du sein sous hormonothérapie adjuvante présentant un SGUM : laser CO2 fractionné (3 séances mensuelles), radiofréquence (3 séances mensuelles) ou promestriène vaginale (quotidienne 3 semaines puis 2 fois par semaine 3 mois). Sur 95 patientes incluses, 58 ont terminé le traitement et le suivi (21 CO2, 19 RF, 18 promestriène). Évaluation par un gynécologue en aveugle du groupe ; pas de bras placebo, jugé non éthique par les auteurs. Tous les groupes s'améliorent sur l'intensité des symptômes, le Vaginal Health Index et la fonction sexuelle ; les symptômes urinaires diminuent dans les bras laser et RF, avec un maintien à 10 mois. Les auteurs concluent que les trois modalités sont des alternatives sûres et efficaces dans cette population.
Points clés
- Population à forte demande non hormonale : survivantes de cancer du sein.
- Amélioration comparable des trois bras sur symptômes, VHI et fonction sexuelle.
- Bénéfice urinaire rapporté pour le laser CO2 et la radiofréquence, maintenu à 10 mois.
- Absence de bras simulé : l'effet propre des dispositifs n'est pas démontré.
Limites
Effectif réduit (58 analysées sur 95, recrutement perturbé par la COVID-19), pas de groupe simulé ou placebo, résultats d'une analyse intermédiaire. Ces résultats sont à lire à la lumière des essais contrôlés contre simulation, négatifs pour le laser CO2 (Li et al., JAMA 2021). Pas de déclaration de financement ni de conflits d'intérêts trouvée dans la source consultée.