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Éjaculation prématurée et retardée : 29 recommandations internationales, peu de preuves pour l'éjaculation retardée

Contemporary consensus and emerging directions in premature and delayed ejaculation: recommendations from the 5th International Consultation on Sexual Medicine

Auteurs
Serefoglu EC, Shindel AW, Zhang Y, Snoeren E, Bhat G, Arafa M, Althof S, El-Meliegy A
Source
Sexual Medicine Reviews, 14(4),
Type d'étude
Recommandations de consensus international (5e Consultation internationale de médecine sexuelle) : revue narrative, méthode Delphi modifiée, cotation GRADE · Hommes avec éjaculation prématurée (EP) ou éjaculation retardée (ER)
Niveau de preuve
Non applicable — Texte réglementaire, recommandation ou annonce sans données cliniques propres
Référence
DOI 10.1093/sxmrev/qeag068(nouvel onglet)

En bref

L'éjaculation prématurée survient trop vite, sans contrôle et avec une gêne ; l'éjaculation retardée est une difficulté à éjaculer. Un groupe international d'experts publie 29 recommandations. Contre l'éjaculation prématurée, en premier lieu : des médicaments apparentés à certains antidépresseurs ou des anesthésiques locaux sur le gland, avec une information claire sur les effets indésirables, y compris sexuels. Si le délai est normal mais ressenti comme trop court, l'accompagnement psychologique est privilégié, sans médicament. Pour l'éjaculation retardée, aucun médicament ne peut être recommandé. Ce consensus d'experts repose souvent sur des preuves faibles, et plusieurs traitements sont utilisés hors autorisation officielle : il ne garantit pas l'efficacité de chaque option.

Analyse pour les professionnels

5e ICSM : revue narrative, Delphi modifié, cotation GRADE ; 29 recommandations (19 fortes, 10 faibles). EP primaire : incapacité à retarder l'éjaculation, retentissement personnel et latence typiquement < 1 min, possiblement jusqu'à 2 min (forte, preuve haute) ; EP acquise : latence souvent ≤ 3 min (forte, faible). EP variable ou subjective : éducation, réassurance, psychothérapie, sans pharmacothérapie ni geste invasif. Première ligne : ISRS quotidiens hors AMM ou clomipramine (paroxétine la plus efficace mais la moins bien tolérée ; forte, haute), dapoxétine à la demande là où elle est autorisée en l'absence de DE (forte, haute), anesthésiques topiques du gland (forte, faible), IPDE5 si DE associée (forte, modérée). Information sur la dysfonction sexuelle post-ISRS et consentement signé hors AMM (forte, modérée). Tramadol en deuxième ligne avec prudence (faible, faible). Neurectomie dorsale réservée aux essais (forte, faible). ER : aucune option médicamenteuse ne peut être recommandée comme standard (forte, faible) ; ocytocine déconseillée.

Points clés

  • Définition de l'EP primaire fondée sur la latence (< 1 min, possiblement jusqu'à 2 min), le manque de contrôle et la détresse.
  • Première ligne de l'EP : ISRS ou clomipramine, dapoxétine, anesthésiques topiques ; IPDE5 si dysfonction érectile associée.
  • Information obligatoire sur les effets indésirables des ISRS, dont la dysfonction sexuelle post-ISRS.
  • Éjaculation retardée : preuves insuffisantes pour recommander un traitement médicamenteux standard ; recommandations surtout fondées sur un niveau de preuve faible ou très faible.

Limites

Consensus d'experts fondé sur une revue narrative (non systématique) ; une partie des recommandations fortes repose sur un niveau de preuve faible ou très faible ; plusieurs traitements cités sont hors AMM ; disponibilité de la dapoxétine variable selon les pays.

Financement et liens d'intérêts des auteurs

Rubriques financement et liens d'intérêts présentes dans l'article mais non lisibles dans la source consultée : à vérifier.

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