ÉtudeNiveau 3Professionnels

Prolapsus utérin : plus d'échecs à 1 an mais moins de complications avec les fils à résorption lente

Nonabsorbable Versus Delayed-Absorbable Sutures in Vaginal Uterosacral Ligament Suspension: A Retrospective Cohort Study

Auteurs
Koh NJ, Lim J, Kim MJ, Jeon MJ
Source
International Urogynecology Journal,
Type d'étude
Cohorte rétrospective monocentrique, un seul chirurgien, périodes successives · 310 patientes opérées d'une hystérectomie vaginale avec suspension utéro-sacrée pour prolapsus utérin, suivies 1 an (205 fils non résorbables, 105 fils à résorption lente)
Niveau de preuve
Niveau 3 — Étude cas-témoins, cohorte rétrospective ou essai non randomisé
Référence
DOI 10.1007/s00192-026-06925-9(nouvel onglet)

En bref

Le prolapsus utérin est une descente de l'utérus dans le vagin. Une opération consiste à retirer l'utérus par le vagin puis à fixer le fond du vagin à des ligaments du bassin (suspension utéro-sacrée) avec des fils. Une équipe a comparé, chez 310 patientes suivies un an, des fils permanents (non résorbables) et des fils qui se résorbent lentement. Avec ces derniers, l'échec (retour de la gêne ou de la descente, ou nouveau traitement) était plus fréquent : 38,1 % contre 13,7 %. En revanche, les complications des fils nécessitant un nouveau geste étaient plus rares. Les groupes, opérés à des périodes différentes par un même chirurgien, différaient au départ : l'étude montre une association, pas une relation de cause à effet, et ne renseigne pas au-delà d'un an.

Analyse pour les professionnels

Cohorte rétrospective de patientes opérées d'une hystérectomie vaginale avec suspension aux ligaments utéro-sacrés pour prolapsus utérin et ayant un suivi d'un an, comparant fils non résorbables (n = 205) et fils à résorption lente (n = 105). Critère principal : échec chirurgical composite à 1 an (sensation de boule vaginale, descente apicale de plus de la moitié de la longueur vaginale totale, descente antérieure ou postérieure au-delà de l'hymen, ou retraitement du prolapsus). Critères secondaires : complications liées aux fils et besoin d'intervention. L'échec composite était plus fréquent avec les fils à résorption lente (38,1 % contre 13,7 % ; p < 0,01), avec ajustement sur les déséquilibres initiaux significatifs. Les complications liées aux fils ne différaient pas globalement (p = 0,28), mais celles nécessitant une intervention étaient moins fréquentes avec les fils à résorption lente (1,0 % contre 5,9 % ; p = 0,04). Conclusion des auteurs : les fils à résorption lente sont associés à plus d'échecs mais à moins de complications nécessitant une intervention.

Points clés

  • Échec à 1 an : 38,1 % avec les fils à résorption lente contre 13,7 % avec les fils non résorbables.
  • Complications nécessitant une intervention : 1,0 % contre 5,9 %, en faveur des fils à résorption lente.
  • Un compromis efficacité/complications à discuter avec la patiente.
  • Étude rétrospective sur deux périodes successives chez un seul chirurgien : association, pas de preuve causale.

Limites

Rétrospective, non randomisée ; groupes traités sur des périodes successives (biais d'époque possible) ; différences initiales entre groupes (point C du POP-Q, longueur vaginale totale, réparation postérieure associée) ; un seul chirurgien ; suivi limité à 1 an.

Financement et liens d'intérêts des auteurs

Aucun conflit d'intérêts déclaré ; financement de l'accès ouvert par l'hôpital universitaire national de Séoul.

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Référence vérifiée le 12 octobre 2026 · Édition n°3 · Synthèse rédigée avec l'assistance d'outils d'IA et validée par un médecin.