ÉtudeNiveau 4Professionnels

Stimulation transcutanée du nerf tibial : 59 % d'amélioration perçue à 12 mois, sans groupe témoin

Outcomes of Posterior Tibial Nerve Stimulation Using TENSI+ Device for Lower Urinary Tract Symptom Management: A Monocentric Study

Auteurs
Noysette A, Dupuis H, Papet J, et al.
Source
The French Journal of Urology,
Type d'étude
Étude rétrospective monocentrique (dossiers et entretiens téléphoniques standardisés), sans groupe contrôle · 129 patients traités par stimulation transcutanée du nerf tibial postérieur pour symptômes du bas appareil urinaire (août 2020 – janvier 2023)
Niveau de preuve
Niveau 4 — Série de cas, étude pilote, avis d'experts
Référence
DOI 10.1016/j.fjurol.2026.103232(nouvel onglet)

En bref

Les troubles urinaires (envies pressantes, fuites, besoin d'uriner la nuit) peuvent être traités par une stimulation électrique à travers la peau du nerf tibial, un nerf de la jambe. Une équipe française a revu les dossiers de 129 patients traités de cette façon. À 12 mois, 59 % se disaient améliorés, surtout pour les envies pressantes. Beaucoup ont arrêté tôt, et des effets indésirables légers et réversibles ont été rapportés chez 8,5 % des patients. Le résultat repose uniquement sur l'impression des patients, sans groupe de comparaison ni stimulation factice : l'étude ne permet pas de distinguer l'effet propre de la stimulation d'un effet placebo ou de l'évolution naturelle des symptômes.

Analyse pour les professionnels

Étude rétrospective monocentrique française portant sur 129 patients traités entre août 2020 et janvier 2023 par stimulation transcutanée du nerf tibial postérieur (TTNS) avec le dispositif TENSI+, pour symptômes du bas appareil urinaire (SBAU). Données issues des dossiers et d'entretiens téléphoniques standardisés ; efficacité évaluée par l'échelle PGI-I (Patient Global Impression of Improvement). À 12 mois, 59 % des patients jugent le traitement efficace (PGI-I ≤ 3). Taux d'amélioration par symptôme : urgenturie 62 %, incontinence 53 %, symptômes mictionnels 50 %, nycturie 55 %, symptômes digestifs 5 %. Durée médiane de traitement : 6 mois, avec une baisse marquée de l'observance au cours des 6 premiers mois puis une stabilisation. Événements indésirables légers et réversibles chez 8,5 % des patients. Facteurs associés en analyse univariée (symptômes mictionnels, durée d'utilisation), aucun facteur indépendant en multivariée. Conclusion des auteurs : traitement sûr, bien toléré et efficace en vie réelle. Ces résultats reposent sur une évaluation subjective, sans comparateur ni simulation.

Points clés

  • 59 % des patients se déclarent améliorés à 12 mois (PGI-I ≤ 3).
  • Amélioration rapportée surtout pour l'urgenturie (62 %) et la nycturie (55 %), quasi nulle pour les symptômes digestifs (5 %).
  • Abandon précoce fréquent (durée médiane de traitement 6 mois) ; événements indésirables chez 8,5 %.
  • Rétrospectif, sans groupe contrôle ni simulation, critère subjectif : l'effet placebo ne peut être distingué.

Limites

Rétrospectif, monocentrique, sans comparateur ni stimulation simulée ; critère principal subjectif (PGI-I) recueilli en partie par téléphone ; répartition par sexe et indications non précisée dans le résumé lu ; baisse précoce de l'observance susceptible de sélectionner les répondeurs. Financement et liens d'intérêts non vérifiés dans la source consultée.

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